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 les cœurs souverains (Nikita)

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visage de sankinles palabres des êtres
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HABITATION : Et j'ai arraché les plumes des anges miniatures qui chantaient sous ma fenêtre, pour m'en faire un lit plus doux qu'un nuage ; car dans ce sombre internat aux murs qui parlent, les lits sont durs comme les planches qui dorment sous la terre.

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MessageSujet: les cœurs souverains (Nikita)   Sam 3 Mar - 16:22

On avait l'air d'enfants dans la souillure de la nature, elle déposait ses traces la Gaïa, sur nos vêtements qui ne serviront probablement plus. Nikita était déphasé souvent, comme s'il s'éloignait de lui-même, j'aurais pu passer ma main à travers lui sans jamais le toucher, pour le faire revenir, je déposais mes lèvres sur les siennes et puis le voile sur ses yeux disparaissait sans laisser ses traces.
- Tu penses à quoi ?
Il avait une beauté évidente qui ne me faisait pas douter qu'il eût pu souffrir, comme s'il avait eu le beurre et pas l'argent du beurre, comme si son visage d'ange manière Botticelli équivalait la somme de ses douleurs. Étrangement, mon cœur battait mieux en sa présence, comme si malgré moi, il laissait des bouts de lui qui faisaient écho au plus profond de moi. Pourtant, il me faillait le détruire, de l'intérieur à l'extérieur, de haut en bas, de longueur en largeur. Je lui soignerais les plaies plus tard, peut-être, s'il se fait bon soldat, bonne bête, à mes ordres, déjà, je sentais qu'il coulait sur moi, buvait mes paroles, pas assez encore, mais bientôt, bientôt, il japperait comme un chien à l'appel de son nom. Ô comme cette pensée me reposait.
Je pris ses mains, froides comme le vent qui rugissait, caressant les moulures de sa chair, lui écartant les doigts, les posant sur ma bouche, ma tendre bouche aux accents empoisonnés, je lui donnerais un flux de vie, dont il sera épris à vie.
- t'as l'air tout mort

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MessageSujet: Re: les cœurs souverains (Nikita)   Dim 4 Mar - 23:49

Les coeurs souverains
Lonely. But not when you hold me. Your beauty weighs on me.
This feeling is too good.
Tu aimes la foret, plus d'une fois, tu es venue t'y réfugier, quand la tristesse t'étouffe trop. Fuyant comme un lâche cette vie qui te fait si mal, cette vie qui marque ta peau de cicatrice et qui parsème ton âme de fissures. Tu as souvent souhaité te perdes en ces fourrées et ne jamais être retrouvé, tu t'es maintes fois allongé au sol fixant le ciel étoilé, priant pour que le froid te change en statue, et que ta vie s'évapore. Car tu es trop lâche pour tailler définitivement tes veines ... Tu as beau avoir parlé à ta confidente de tes envies de suicide ... Tu es un lâche, tu sais bien que jamais tu ne parviendras à sauter le pas.

Tes pensées s'embrument encore, dès qu'on te laisse un instant pour songer, tu te noies dans ta mélancolie. Tu regardes tes vêtements salis, tu sais déjà que tu vas te prendre une baffe sur tes lèvres pincées. Tu sais déjà que ça ira plus loin ... Tu te laisses déjà submerger par la peur et la tristesse. Ont appel les orgasmes la petite mort, pour toi cette appellation est putin de véridique. Chaque fois que ton père se finit en toi, tu as l'impression de mourir un peu plus ... Des lèvres contre les tienne te font sortir de tes prédictions morbides, tu as un léger sursaut, un battement de cœur saute ... Jusqu'à ce que tu te rappel que ces lèvres-là, tu aimes les goûter. Tu reviens sur terre, et ton regard triste croise celui océanique de Misha. Tu t'en veux alors de t'être laissé tombé dans ta déprime alors que vous passiez un bon moment.

Ses lèvres contre les tiennes te donnent l'impression de revivre, c'est étrange. Si chaque gestes paternels à ton égard te donne l'impression de mourir, ceux de Misha t'offrent une sensation de résurrection.

"Rien ... Rien d'important. Excuse moi ..." Tu tentes un sourire maladroit pour couvrir ton mensonge. Tu ne peux lui dire ce qui alourdie ton cœur, ce qu'il se passe derrière la façade idyllique de ta baraque, à l’abri des regards. Tu le regardes prendre tes mains et les porter à ses lèvres. Tu te demandes pourquoi tu te sens aussi bien lui, pourquoi un garçon comme lui s'encombre de toi et de ta mélancolie. Alors qu'il peut avoir qui il veut, ça, c'est certains. Pourtant, tu n'en dis rien, et tu profites de chaque instant qu'il t'offre, jusqu'à ce qu'il se lasse de ta gueule d'ange et de ta tristesse. Tu te dis que tu ne dois pas trop t'accrocher à lui pour ne pas trop souffrir à ce moment-là, mais c'est plus fort que toi. Tu te laisses envoûter.

Tu baisses le regard pour qu'il ne remarque pas la façon dont tu le regardes. T'as l'air mort qu'il dit. Ca te fait tendre tes fines lèvres en un rictus triste et pitoyable. Ton regard se pose sur tes cicatrices qui dépasse sur tes poignets. "Peut-être que je le suis ..." Tu te perds à nouveau un instant, tu es mort le jour ou ta mère t'as donné la vie, elle t'a condamné en ouvrant les cuisses pour t'expulser de son intérieur chaud et rassurant pour ce monde froid et meurtrier, elle t'as offert une vie de souffrance, elle t'as laissé à l'amour obsessionnel d'un homme qu'elle pensait connaître, qu'elle aimait. Tu secoues la tête te rendant compte comme tu rends le moment lourd. Tu te maudis encore. "C'est rien vraiment. Ca va me passer" Tu sers tes doigts autour des siens et le fait se rapprocher pour à ton tour poser tes lèvres sur les siennes de façon fugace et plus timide que tu ne le voudrais. Une voix en toi te hurle de le fuir, avant que tu ne souffres d'avantage, avant qu'il ne brise ton cœur en poussière couleur rubis. Mais tu ignores cet avertissement intérieur, tu plonges ton regard dans le sien, et tu laisses lentement noyer.
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MessageSujet: Re: les cœurs souverains (Nikita)   Ven 9 Mar - 17:01

C'était un de ces tourmentés, une de ces tempêtes qui ravagent, il avait tous les raisins de la colère en lui, je le sentais même au bord de ses lèvres. Il mentait " ça va me passer " il l'avait dit sur un ton de naufrage, je me demandais s'il arrivait à se mentir, à garder le sourire certains jours ou s'il savait qu'il était fini, qu'il avait une place tout près des martyrs, que son destin n'aurait rien de lumineux ou d'un conte de fées ; mais au fond, je crois qu'il le savait, il savait tout, qu'il était une ruine que j'étais le seul à tenir debout et qu'à mon simple vouloir, il retournerait poussière. Je l'embrassais, ne sachant si c'était par pitié, intérêt ou peine pour cette âme embrasée. Mes commissures s'étirèrent jusqu'à créer un sourire, j'avais une envie de violence là, une envie de sang, envie qu'il me frappe, qu'il me fasse du mal, comme pour lui fermer toutes les portes du paradis au cas où ce n'était pas assez. Mais cette voix n'était pas la mienne, elle venait d'un nid monstrueux là, dans mon ventre, comme animale, elle avait creusé son passage dans ma gorge, dans mon esprit pour se faire entendre. Mais je voulais plus de temps pour discuter avec l'ange obscur, Nikita au fond, je le savais ne méritait rien de tout ça alors j’essayais de ralentir la bête, à renfort de baisers sur le corps de Nikita, mais j'allais céder. De plus en plus, mes baisers devenaient durs, comme si je cognais mes lèvres contre le pauvre corps de Niki, le monstre posait des suçons sur le petit prince, une vraie bête, il prenait consistance et allait me renvoyer dormir, je mordais Nikita, dans une animalité qui s’apparentait à de la fougue, j'étais tout remué de l'intérieur, tout bouillant de chaleur, tel un démon nouveau-né, la chaleur de mon cœur me faisait tourner la tête, je perdais le combat, je perdais connaissance... Pauvre, pauvre Nikita
La bête déchirait ses vêtements, l'assassinait de baisers
-t'es à moi, hein ?! t'es à moi !
Nikita n'avait rien vu de mes spasmes intérieurs, il ne verrait pas la différence et se donnerait à une bête, je le plaignais et je ne sais pas pourquoi au fond de moi, j'attendais aussi de le voir souffrir
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MessageSujet: Re: les cœurs souverains (Nikita)   Sam 10 Mar - 2:02

Les coeurs souverains
Lonely. But not when you fuck me. Your beauty weighs on me.
This feeling is too good.
Ça va passer ... Peut-être qu'en te le répétant, encore, encore, encore, encore et encore, tu y croiras ... Est-ce que ça a seulement marché ? Déjà dans le passé ? Tes pilules brouillent ta perception du temps. Tu te sens comme un bateau sans cesse à la dérive, tantôt perdue dans le brouillard, tantôt figé dans la glace. Et les rares éclaircis que t'entre aperçois, elles te plongent dans un ouragan. Les salopes. Pourtant, tu dis à tout le monde que ça va, tu vas mieux, aujourd'hui du moins. Que tu dis. Tu souris, pitoyablement, tu dis à Gabrielle et sa mine inquiète que ça va, alors qu'elle sait que tu la baratines. Tu dis à Ivan qui te demande pour la forme que ça va, il sait sûrement que tu mens, ou bien, il s'en fout, tu l'en blâmes pas. Au curé, tu lui dis que tu vas bien, aux femmes aux foyers qui gloussent devant son passage, aux professeurs, aux pecnots du coin. À tous tu dis que tu vas bien, tu le dis à lui et il se contente de tes mensonges. Comme tu le hais. Tu mens à cause de lui. Chaque nouveau mensonge te donne l'impression d'une poignée d'épine dans ta gorge, t'as envie de hurler, de t'arracher la peau, t'as envie de cesser d'être toi ... Parce qu'être toi ... Ça t'apporte que des emmerdes, comme si sur ta gueule d'ange était gravé au fer rouge "Brisez-moi ! Écorchez-moi ! Je pourrais vivre avec. C'est ce que je mérite pour être qui je suis. Cassez-moi en des putin de milliers morceaux, c'est pas grave. Je peux vivre avec."

Tu te détestes, tu détestes ta gueule, tu détestes ton corps, tu détestes ta personnalité fade. Coupe toi ça ira mieux. Tu te détestes pour t'automutiler. Tu te détestes pour chercher de l'attention et des sensations auprès d'autres, comme un chiot en manque de caresse. Tu te détestes de t'accrocher autant à Misha ... Parfois, tu te dis que tu aurais dû le repousser la première fois, ne pas rougir, ne pas bafouer devant sa beauté. Ne pas te laisser envoûter. Encore cette petite voie au fond de toi. столько уже видели. Et pourtant t'es là, tu l'embrasses, il t'embrasse, et t'aime ça. T'aimes son parfum, ça te fait tourner la tête lorsqu'il est si proche de toi. Tu te sens comme une pute en chaleur, ça doit se voir que tu quémandes ses attentions ... T'es pas accro, еще нет. Mais quand tu le vois, t'es content, et tu sais que tu es pitoyable ... Il a sûrement pitié de toi ... Qui s'intéresserait à toi ? Lui ! Mais tu ne veux pas de son amour à Lui !

Les baisers de Misha te détournent de ce cercle mental infernal dans lequel tu te noies. Tu chasses tes idées noires. Enfin, t'essayes. Et tu te concentres sur le moment, tu t'enivres de son parfum, de son goût, de sa belle gueule. Sa gueule de dieux grecs, t'es sûre qu'il a été sculpté à même l'argile et qu'il a pris vie. Ça serait pas le truc le bizarre qui serait arrivé à Sankin. Il se fait plus insistant, se montre plus fougueux. T'es réactif, évidemment. Pourtant, tu le préviens. Tu lui à pourtant déjà dis ... Déjà que vu l'état de tes vêtements, tu vas dérouiller ... Si en plus tu as des suçons ... Déjà qu''Il t'as laissé des marques de sa perversion passion ... Tu as peur que Misha les vois, qu'il les découvre ... ces preuves de luxures sur tes flancs et tes reins. "Me fais pas de marques Misha ..." T'as à peine ouvert la bouche que ses dents pénètrent ta peau, t'arrachant une légère plainte mêlée a un gémissement, le tout créant un son fort étrange ... T'as arrêté de penser un instant ... Tu t'attendais pas à cette sensation de douleur soudaine, à ces légères perles tièdes qui gouttent le long de ta peau opaline. . . T'as aimé ? T'as détesté ? T'en sais rien ... Putin t'aime quand même pas être mordue ... T'es déjà bien tordus n'en rajoute ...

T'arrives plus à penser sous les attentions de ton fantasme vivant. . . Tu sais plus quoi penser de la situation, t'es perdu entre crainte et excitation, abandon.  "Misha ..."  Tu tentes sans grande conviction. Tu vois ton innocent pull et ton pauvre t-shirt finir en morceaux, offrant ta peau tel une confiserie alléchante. La question retentit ...  "T'es à moi hein ?"

"Tu es à moi ! Tu es mon merveilleux garçon, personne ne saura jamais t'aimer à ta juste valeur comme je le fais" ses mains pressant tes joues, te donnant des airs enfantins.

T'as pas le temps de répondre, il donne la réponse lui-même ... Tu sais pas quoi en penser ... En un sens, ça t'effraie, de l'autre une partie stupide de ton être se dit que d'une manière ou d'une autre, tu comptes un peu pour lui ... Et ça te soulages ?! Vraiment ?! Fait toi soigner putin . Ça te soulage ou ça te terrifie ? Parce que ça te rappel quelques chose ? Tu sais plus trop ce que tu veux ... Les moments se mélangent dans ta tête ... Quel est le présent ? Quelle est la réminiscence ? Ta peur passé t'envahit ... Tout ça à cause de quelques gestes brusques ? D'un peu trop de fougue ? Oui ? Non ? Ton cerveau, c'est un labyrinthe de mélasse ... Tu cherches plus trop à le comprendre. "Misha ...at-ttend ..." Tu tentes à nouveau le malaise t'envahis, tu contrôles plus rien ... Alors que c'est bien évident que t'as envie. Y a des preuves qui trompent pas.

Tu sais pas ce qu'il se passe ... Est-ce que c'est toi ? Est-ce que c'est lui ? Est-ce que c'est vous ? Tout est-il que tu ne le sens plus ... Tu paniques, tu sais plus qui t'embrasse, misha ? Papa ? C'est quoi le présent ? C'est qui qui te fait te sentir mal ? Pourquoi tu te sens mal ? Jusqu'à là ça s'passait bien non ? Alors pourquoi ? Tu dois l'arrêter ? Mais si tu refuses ... Tu sais que son discours va changer ...

Le fracas d'un verre, juste à côtés de ta tête. Étais-ce un verre ? Ou ton âme que tu as entendu se briser ? "INGRATS ! TU ES PITOYABLE ! UNE MERDE QUE PERSONNE NE POURRA JAMAIS AIMER ! TA MÈRE AU MOINS ELLE SAVAIT ÊTRE RECONNAISSANTE ! "

Je ne suis pas ma mère


Tes mains s'agrippent à ses épaules et tu tentes de le faire se reculer, qu'il t'offre un instant de répit pour retrouver tes esprits ... Tu trembles et t'aimes pas ça ... T'aimes pas devoir le repousser ... Tu regardes tes vêtements déchirés ... Le rouge à ses lèvres ... Ton rouge ... Ton sang ... "Ralentis ... S'il te plaît ... " C'est tout ce que t'arrive à balbutier avec ton regard suppliant ... Parce que t'as trop peur pour lui dire que tu veux arrêter ... T'as trop peur qu'il ne veuille plus te revoir ... T'es pitoyable.
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